Le Réseau Quartiers Vivants était en visite à Lausanne. 25 participantes et participants de toute la Suisse ont assisté à l’évènement intitulé «Participation dans les quartiers et démocratie locale». Grâce à une politique de quartier active, la Ville donne la parole à ses habitant-e-s et encourage leur participation, par exemple avec le «Budget participatif», le «Conseil des Jeunes» ou les «contrats de quartier».
Les conseillers communaux Natacha Litzistorf, directrice du Logement, de l’environnement et de l’architecture, et David Payot, directeur de l’Enfance, de la jeunesse et des quartiers, ont accueilli les personnes présentes et expliqué la vision de la Ville d’une politique de quartier active et inclusive. Le renforcement de la participation dans les quartiers est un objectif de législature important de la Ville de Lausanne. Pour promouvoir la participation, la Ville a créé un large éventail d’instruments qu’elle utilise de manière ciblée. «La participation n’est pas encore un réflexe dans l’administration», a opportunément constaté Natacha Litzistorf. Un certain scepticisme à l’égard de la participation est selon elle encore perceptible dans certains cas, mais la conscience à ce sujet évolue rapidement. Une partie du changement consiste également en une professionnalisation des processus, ainsi qu’en des conditions-cadres et des règles du jeu claires et transparentes. Les promesses vaines n’ont pas leur place, selon la conseillère communale Litzistorf: «On ne peut pas faire croire les gens que tout est possible.» Le conseiller communal David Payot a également souligné l’importance des processus de participation et du débat public local pour une démocratie vivante. Il est important selon lui que les citoyen-ne-s puissent faire activement part de leurs opinions et expériences du début à la fin, c’est-à-dire depuis l’introduction de nouvelles propositions jusqu’à la mise en œuvre des projets. Les nouvelles possibilités de participation visent justement à donner une voix aux catégories de la population qui ne peuvent pas s’exprimer autrement, comme les mineurs ou les sans-papiers. La vision de Natacha Litzistorf pour l’avenir est que la multitude d’outils avec laquelle des expériences ont maintenant été acquises doit impérativement être conservée. En outre, la pandémie aussi a notamment montré que les rencontres entre les personnes sont importantes, mais que la participation numérique peut être utilisée en complément.
Emilie Loertscher, cheffe de projets quartiers, a présenté les contrats de quartiers de la Ville de Lausanne. Le Contrat de quartier représente également une manière de donner la parole aux habitants·e·s et d’exprimer leur vision du service public. La Ville met à disposition une enveloppe annuelle de CHF 50’000.- pendant trois ans, et surtout une équipe chargée d’accompagner les échanges entre les habitant·e·s et faciliter leurs demandes auprès des divers services communaux. C’est un engagement de confiance entre la Ville de Lausanne et les personnes qui habitent et/ou travaillent dans le quartier pour réfléchir et participer ensemble à l’amélioration durable de la qualité et du cadre de vie du quartier. Ceci grâce à des projets communs, des projets de proximité liés à la vie quotidienne, tout en favorisant le dialogue entre les habitants et les autorités communales.